Conference ST Paul Aurélien: 2- Le féminin

2-  Le féminin dans cette histoire      

 

Raconté par des moines en pleine période misogyne, le féminin cependant resurgit puisque l’un ne va pas sans l’une, yin et yang. Et la narration multiplie les entrelacs celtes ou orientaux pour capturer les résonances multiples. « Il était une fois » : le merveilleux nous enchante depuis l’enfance où nous savions qu’il existe plusieurs lectures du monde, plusieurs vérités qui ne s’opposent pas forcément.
Il était une FOI s’entend comme le rappel du sens que nous donnons à notre vie, un élan, un engagement, une intime conviction. Cette foi s’exprime à travers des croyances plus ou moins collectives, selon le pays, l’époque, la famille etc. Elles sont toutes respectables, parfois étranges et souvent dangereuses quand elles se veulent supérieures et exclusives.

Notre héros s’embarque, confiant dans la mission qu’il se donne. Et tout comme à l’île de Batz, l’église primitive Sant Paol Aorelian, a été renommée chapelle sainte Anne, le féminin ressurgit dans cette histoire. Ana, grande déesse primitive, origine de tout le vivant, Mère de la mère… Le dragon, dragonne ? Accouche d’une perle, sainte Marguerite, martyre qui protège les femmes en couches… Bien qu’elle soit vierge puisque c’est une obsession meurtrière du patriarcat. Jeanne d’Arc est aussi une héroïne récalcitrante qui écoute ses voix avant de partir à l’aventure… C’est Marguerite qui la pousse avec sainte Catherine d’Alexandrie et l’archange Michel.

Et nous, qu’est-ce qui nous met en chemin, en chevauchée, en traversée ?
Comme l’huître qui enrobe de nacre l’intrusion qui la gêne, relisons les épreuves de nos vies que nous avons transformées en force puisque nous les avons traversées. Ayons une vision … épiscopique !

Madhuri